Ce samedi 3 janvier, plus de 80 sympathisants se sont rassemblés autour de la liste Besançon Forte et Solidaire, en son siège, au 17 avenue de la gare d’eau. Après quatre mois de campagne et plus de 4000 rencontres en porte-à-porte, lors de rendez-vous citoyens ou de distributions, ces vœux de début d’année ont été l’occasion de rappeler avec force la ligne portée par notre liste.
Fidèles à la pensée de Jean Jaurès «Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel » les différents intervenants ont insisté sur ce qui les anime : l’ambition d’un projet cohérent, solidaire et responsable, fondé sur les attentes exprimées par les Bisontines et les Bisontins.
Ainsi, face aux difficultés de pouvoir d’achat, la liste BFS a rappelé ses propositions : des tarifications solidaires réellement progressives, un soutien renforcé aux personnes isolées, et notamment un statut dédié pour les familles monoparentales ou encore des services partagés (laveries, outils, etc).
Face au sentiment d’insécurité, la liste a réaffirmé une réponse conjuguant une police municipale renforcée en journée, avec une brigade armée et spécialisée en soirée et un engagement clair en faveur de la prévention, de la médiation.
Sur le volet de la prévention : une politique culturelle et sportive ambitieuse dans tous nos quartiers en s’appuyant sur le rôle pivot des associations et maisons de quartiers. Toujours selon cette même logique d’écoute et de proximité, sur les mobilités, la liste entend apporter des réponses concrètes aux zones de congestion automobile tout en maintenant une ambition forte pour les modes doux : apprentissage du vélo dès le plus jeune âge, développement du covoiturage et amélioration de l’offre de transports en commun.
Ces vœux ont constitué un temps de mobilisation fort. Ils ont affirmé la volonté collective de porter au plus haut la démarche Forte et Solidaire dans le cadre de ces élections municipales, et de faire vivre, avec exigence et constance, une haute vision de la démocratie locale, fondée sur l’écoute, la participation et l’engagement.
A votre disposition également, le communiqué de presse du 4 janvier 2026 évoquant ces voeux.
Le discours de Jean-Sébastien Leuba
Chères toutes et tous,
Permettez-moi d’abord de vous remercier du fond du cœur pour votre présence ce matin. Elle nous touche, elle nous honore, et surtout elle nous rassemble. En cette période de fêtes, qui est pour beaucoup une parenthèse de chaleur et de réconfort, votre venue témoigne de l’attention que vous portez à l’avenir de notre ville et à l’engagement collectif qui nous unit aujourd’hui.
D’où que vous veniez, quelles que soient les raisons qui vous ont conduits ici, je veux vous dire merci. Merci d’avoir franchi cette porte. Merci d’avoir choisi ce moment commun. Bienvenue chez nous, Besançon Forte et Solidaire. Et surtout, bienvenue chez vous. Car c’est ensemble, je le crois profondément, que nous pourrons être plus forts et plus solidaires en 2026.
À cet instant précis, je souhaite aussi que nous ayons une pensée pour celles et ceux qui ne peuvent être parmi nous. Pour ceux qui nous ont quittés. Pour ceux que la maladie, l’épreuve ou la fragilité retiennent loin de nous. Ils nous rappellent ce que nous sommes : des femmes et des hommes liés par la même vulnérabilité, la même humanité, et donc la même responsabilité de solidarité. Voilà pourquoi il n’est jamais anodin, jamais inutile, de nous souhaiter, en ce début d’année, le meilleur.
Je veux donc vous adresser, à vous, et à toutes les Bisontines et à tous les Bisontins, mes vœux les plus sincères pour 2026. Je vous souhaite une année fidèle à vos espérances, riche en réussites, en projets accomplis, en joies partagées. Et surtout, je vous souhaite la santé, cette force discrète mais essentielle, qui permet de savourer pleinement la vie et d’affronter les épreuves lorsqu’elles se présentent.
Après ces vœux, je voudrais vous parler de ce que nous voulons porter en 2026. Non pas des idées abstraites, mais des convictions vivantes, construites avec les Bisontines et les Bisontins, et que nous espérons défendre et bâtir avec eux.
Il y a un peu plus d’un an, nous avons découvert dans les médias la volonté d’Anne Vignot d’imposer une nouvelle gouvernance municipale, associée au mouvement de Jean-Luc Mélenchon, et de réduire la place des forces sociales-démocrates dans la majorité. Face à cela, nous n’avons pas choisi la polémique ni l’amertume. Nous avons choisi une ligne : la confiance, la transparence, et la fidélité à nos valeurs.
Nous avons ainsi rassemblé celles et ceux qui partagent une vision républicaine, sociale et responsable de l’action publique. D’abord Place Publique, avec qui nous avons porté près de 19 % des suffrages aux européennes, faisant de nous la première force de gauche lors de ce scrutin. Puis CAP21 et le PRG, acteurs engagés à nos côtés au niveau régional, fidèles aux valeurs républicaines, aux transitions énergétiques et écologiques à mener, attachés à une démocratie apaisée et efficace.
Mais nous ne voulions pas seulement construire des alliances politiques ; nous voulions construire un projet avec la ville. Alors, nous sommes allés à la rencontre des Bisontines et des Bisontins. Porte à porte, distributions, rencontres, échanges directs.
Ils ne nous ont pas parlé en slogans. Ils nous ont parlé avec leurs mots.
Avec leurs voix parfois fatiguées, parfois en colère, parfois pleines d’espoir. Ils nous ont parlé de leurs vies, de leurs journées trop longues, de leurs inquiétudes pour leurs enfants, mais aussi de leur amour pour Besançon et de leur envie d’y croire encore. Nous avons voulu faire de cette campagne non pas une campagne “sur” eux, mais une campagne “avec” eux.
Écouter était nécessaire. Mais nous savons que cela ne suffit pas. Car écouter sans agir, ce n’est pas faire de la politique ; ce n’est que recueillir des confidences. Nous avons donc décidé d’assumer une audace lucide : porter les messages que nous avons entendus, et y répondre par des propositions solides, crédibles, financées, adaptées au contexte budgétaire qui s’impose à nous.
Forts de ces échanges en 2025, nous serons solidaires en 2026 de celles et ceux que le poids de la vie écrase.
Nous avons vu des regards inquiets. Nous avons entendu ces phrases qui serrent le cœur :
« Je ne sais pas comment je vais finir le mois mais je ne veux pas demander d’aides au restau du coeur. »
« J’ai honte de dire non à mon enfant car je ne peux pas répondre à tous ses besoins. »
Nous avons rencontré des familles qui comptent chaque euro, des parents qui se privent pour nourrir leurs enfants, des personnes seules qui tiennent bon mais s’épuisent.
Pour eux, nous voulons des tarifications solidaires réellement progressives ; des services publics accessibles ; des outils de mutualisation ; un soutien renforcé aux personnes isolées ; et des petits-déjeuners et goûters pour les enfants, d’abord dans les quartiers prioritaires.
Forts de ces échanges en 2025, nous serons solidaires en 2026 de celles et ceux qui ne se sentent plus en sécurité.
Nous avons entendu la peur dans certaines voix.
Ces parents qui disent :
« Je ne veux plus que mon enfant passe devant ces dealers. »
Ces habitants qui n’osent plus sortir tard.
Cette inquiétude n’est ni une invention, ni une exagération. Elle est vécue, quotidienne.
Alors oui, nous agirons, pas par idéologie ou dogmatisme, avec une police municipale armée en soirée pour protéger ceux qui nous protègent, pour agir au plus tard dans des quartiers où des armes circulent déjà malheureusement… Avec des effectifs portés à 86 policiers municipaux. Avec davantage de prévention, davantage de médiation. Et avec un investissement fort pour notre jeunesse car la sécurité, ce n’est pas seulement contenir, c’est aussi offrir des perspectives.
Forts de ces échanges en 2025, nous serons solidaires en 2026 de celles et ceux qui doivent se déplacer, travailler, vivre.
Nous avons entendu des gens qui nous disent :
« Je veux bien faire pour la planète, mais il faut que ce soit possible dans ma vie. »
Des parents qui jonglent entre travail, enfants, emplois du temps serrés.
Oui, ils veulent des mobilités plus écologiques. Mais ils veulent des solutions réalistes.
Nous proposons l’apprentissage du vélo pour les jeunes, un covoiturage organisé, et des aménagements mieux pensés, notamment place Leclerc.
Forts de ces échanges en 2025, nous serons solidaires en 2026 face aux enjeux de santé et de prévention.
Nous avons rencontré des aidants épuisés, des personnes âgées inquiètes de vieillir seules, des familles confrontées aux addictions, des jeunes fragilisés psychologiquement.
Ces souffrances sont souvent silencieuses. Nous voulons les rendre visibles.
Nous accompagnerons mieux les personnes âgées, renforcerons le CCAS, soutiendrons les aidants, lutterons contre les addictions, investirons dans la prévention, la santé mentale, l’alimentation, l’autonomie.
Nous porterons un label municipal contre les discriminations, parce que personne ne doit avoir honte d’exister.
Forts de ces échanges en 2025, nous serons solidaires en 2026 face à la crise du logement.
Nous avons entendu des étudiants qui ne trouvent pas de logement.
Des familles qui vivent trop à l’étroit.
Des habitants qui ont froid chez eux parce que leur logement est mal isolé.
Nous développerons des logements écologiques et accessibles, construirons des logements étudiants, encouragerons l’habitat participatif et intergénérationnel, renforcerons les droits des locataires et exigerons des promoteurs qu’ils créent des lieux de vie, pas seulement des mètres carrés.
Et puis, il y a celles et ceux qui ne croient plus.
Ceux qui nous disent :
« On a déjà entendu tout ça. »
Ceux qui doutent. Ceux qui se sentent abandonnés, invisibles. Nous les avons entendus aussi.
Pour eux, nous voulons des quartiers beaux partout, à Planoise, Palente, Orchamps, Saint Claude, etc. bref, pas seulement au centre-ville. Nous voulons des moyens supplémentaires là où l’on coopère. Nous voulons une ville fière d’elle-même, ouverte sur son patrimoine et sur le monde. Et surtout, nous voulons une convention citoyenne pour décider des grands projets. Parce que la démocratie n’est jamais plus forte que lorsqu’elle associe celles et ceux qu’elle concerne.
Vous l’avez compris : nous voulons faire AVEC. Avec les habitants. Avec les forces vives. Avec la ville tout entière.
C’est au nom de cette cohérence que nous porterons des mesures fortes et courageuses. Parce que nous croyons à la puissance d’une ville qui vit, qui crée, qui partage. Quand un quartier s’anime, les fractures reculent. Quand la culture, le sport, la solidarité respirent, la société respire avec eux.
Nous croyons que Besançon peut être, et doit rester, une ville d’utopies concrètes. Une ville d’innovation sociale. Une ville qui protège, qui émancipe, qui inspire. Une ville fidèle à sa tradition humaniste et tournée vers l’avenir.
Je ne détaillerai pas ici toutes nos propositions. Mais je veux redire l’essentiel : nous croyons qu’il est possible d’allier idéal et réalisme. D’unir la générosité du cœur, la lucidité de l’esprit et la force de l’action.
Jaurès disait :
« Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. »
Et le réel, ce ne sont pas des sondages qui montent et qui descendent au gré des circonstances.
Le réel, ce sont ces vies que nous avons rencontrées, ces situations individuelles écoutées une à une, et auxquelles il faut apporter des réponses politiques capables de rassembler et de servir l’intérêt collectif.
Le réel, c’est cette réflexion menée avec les experts, mais aussi avec les expertes et experts du quotidien que nous sommes toutes et tous, ou que nous pouvons devenir un jour.
Le réel, c’est la capacité de préparer l’avenir, avec une vision à moyen et long terme, comme ont su le faire celles et ceux qui nous ont précédés pendant plus d’un siècle.
Le réel, enfin, c’est la volonté de co-construire, de bâtir un projet qui fédère, qui convainc et qui donne envie d’y croire.
Alors oui, ici, entre ces murs, cette alliance entre le cœur, la tête et les mains incarne l’âme de Besançon Forte et Solidaire.
Et l’esprit de ce projet, il vit dans cette ville, façonnée depuis plus d’un siècle par la tradition sociale-démocrate.
L’heure n’est plus aux hésitations.
Le temps est venu, comme le rappelait Jaurès, « d’agir et de se donner aux grandes causes, sans savoir quelle récompense l’univers nous réserve, ni même s’il nous en réserve une ».
Notre cause, à nous militants, sympathisants, citoyens engagés, c’est que Besançon devienne plus forte et plus solidaire.
C’est cela que nous défendrons. Jusqu’au bout.
Avec détermination.
Avec honnêteté.
Avec vous.
Merci.





